Les Casinos en ligne en argent réel sont-il légaux au Canada ?

Au Canada, les jeux d’argent en ligne jouissent d’une situation très particulière : il n’existe en effet pas en la matière de ligne politique commune aux dix provinces et aux trois territoires. En se refusant à édicter une législation au niveau fédéral, l’Etat a favorisé l’émergence d’un statu quo qui fait le bonheur des amateurs de poker, de machines à sous et de blackjack. Au Canada, il est en effet possible de jouer sur les casinos en ligne du monde entier sans s’exposer à des poursuites.

Les meilleurs sites de confiance pour jouer aux jeux de casino en ligne au Canada

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La bienveillance des autorités canadiennes à l’égard des jeux des d’argent sur Internet contraste ainsi avec la position de leurs voisins états-uniens. Après le scandale du Black Friday, qui a vu l’inculpation des dirigeants de trois sites de poker en ligne pour fraude et blanchiment d’argent, la législation américaine s’est durcie au point d’interdire purement et simplement les jeux d’argent en ligne. Le Canada se démarque également des pays européens qui, comme la France, l’Italie ou la Belgique, ont ouvert le marché à la concurrence, fournissant des licences à des opérateurs qui remplissent un cahier des charges précis, et rendant par là illégaux les sites étrangers. Depuis le 1er janvier 2012, la Belgique se réserve par exemple le droit de bloquer les sites faisant partie de sa « liste noire ». Au Canada, les gouvernements provinciaux n’ont jamais inquiété les internautes qui fréquentent les quelques 2000 sites offshores offrant des jeux de casino, et n’ont jamais non plus songé à bloquer ces salles de jeu. Résultat : les Canadiens jouent de plus en plus, et ils dépensent chaque année quelques quatre milliards de dollars sur les sites étrangers.

Si le Canada ne dispose pas de loi nationale sur les jeux d’argent en ligne, il existe des différences sensibles selon les provinces, qui se divisent en deux camps. D’un côté, celles qui ont décidé de s’attaquer au problème du jeu et de lancer des sites légaux dans le but de faire concurrence aux opérateurs étrangers et d’accroître leur revenu. De l’autre, les provinces qui n’ont pas légiféré en ce sens, soit parce que cela ne les intéresse pas, soit parce qu’elles refusent d’emprunter le chemin de légalisation des jeux d’argent. C’est par exemple le cas de la Nouvelle-écosse, dont le ministre des finances a déclaré que le fait d’autoriser les casinos en ligne pousserait les internautes à jouer et à perdre leur argent. L’Alberta, Terre-Neuve et le Labrador ont également rejeté tout projet de légalisation, ce qui n’empêche nullement à leurs habitants de disputer des parties de poker ou de blackjack en argent réel sur les sites étrangers.

Parmi les provinces ayant choisi de faire concurrence aux casinos offshore se trouvent notamment la Colombie Britannique et le Québec qui proposent à leurs résidents une large gamme de jeux d’argent, la première avec son site PlayNow.com, la seconde avec EspaceJeux.com. Ces sites sont gérés par la British Columbia Lottery Corporation et par Loto-Québec, deux sociétés d’état qui se chargent de contrôler l’âge des joueurs, de protéger les données des internautes, de faire régner l’équité et d’empêcher la triche. La Colombie-Britannique et le Québec seront bientôt rejoints par d’autres provinces qui souhaitent elles aussi profiter de ce secteur lucratif : le Manitoba et l’Ontario ont annoncé la légalisation des jeux d’argent pour 2013, tandis qu’un projet est en préparation pour le Saskatchewan.

L’approche canadienne des jeux d’argent sur Internet produit ainsi une situation rêvée pour les aficionados du backgammon, du poker ou du craps. Où que l’on se trouve dans le pays, on peut ainsi accéder sans problème aux sites étrangers et jouer en ligne en argent réel. Les habitants de la Colombie-Britannique et du Québec ont en outre l’option de s’inscrire sur des casinos contrôlés par leurs gouvernements.

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