L’odyssée du Backgammon, de ses origines indiennes à son essor en Angleterre, avant d’arriver dans les casinos virtuels

Le backgammon fait partie de la grande famille des jeux de table, qui réunit les jeux de société pratiqués par deux joueurs à l’aide de dés et de pions disposés sur un tablier de 24 cases en forme de triangles. Ce jeu de hasard, qui n’exclut en rien la stratégie, est aujourd’hui proposé par de nombreux casinos en ligne : retour sur l’histoire du backgammon depuis ses origines antiques jusqu’à son arrivée sur nos écrans d’ordinateur.

Le backgammon est un jeu très ancien. Pour en savoir plus sur ses débuts, il faut aller voir du côté de l’archéologie : on a en effet retrouvé, sur le site de Shahr-e Sokhteh, tout à l’est de l’Iran, une soixantaine de pions ainsi que deux dés vieux de 5000 ans. Probablement d’origine indienne, ce jeu s’est répandu, dans l’antiquité, au Moyen-Orient et autour de la Méditerranée. C’est ainsi que les Romains jouaient à deux jeux très similaires au backgammon, baptisés duodecim scripta et tabula.

Plus tard, c’est encore en Iran que sont exposées, pour la première fois, les règles de ce jeu de hasard appelé nard en persan, dans un texte rédigé au VIème siècle, sous le règne du célèbre roi sassanide Khosrow. Ce même texte attribue par ailleurs l’invention du jeu de nard à un certain Bozorgmehr, ministre de Khosrow. Cinq siècles plus tard, le grand Ferdowsi fait lui aussi, dans son Shahnameh, remonter la naissance du nard à l’époque sassanide. Son épopée raconte ainsi une rencontre entre Burzoe, ministre de Khosrow, et un souverain indien en visite en Perse, au cours de laquelle le raja présente le jeu d’échec au vizir. En retour, celui-ci lui explique les règles du nard, à l’aide d’un luxueux dé fait d’ivoire et de teck. Le but du jeu était le même que celui du backgammon, à savoir réussir à retirer tous ses pions du tablier. En revanche, les règles du nard étaient différentes de la version moderne du jeu.

Après la Perse, ce fut au monde arabe de s’approprier l’ancêtre du backgammon ; le calife abbasside Haroun Al-Rachid aimait tout particulièrement y jouer, quand il ne s’adonnait pas au polo ou aux échecs. Ensuite, au Moyen-âge, le jeu fait escale en Europe, conquérant la France, l’Allemagne et les pays scandinaves. Il franchit également la Manche et parvient en Angleterre, où il sera baptisé backgammon. Ce terme, mentionné pour la première fois au début du 17ème siècle, est composé du mot « game » et de « back », tout simplement parce que les pions doivent parfois reculer sur le plateau.

L’Europe n’a pas toujours regardé le backgammon d’un œil bienveillant. Le jeu sera interdit à plusieurs reprises, notamment par Richard Cœur de Lion, Louis XII ou encore par le cardinal anglais Thomas Wolsey, qui a ordonné de brûler tous les jeux du royaume. Si les Britanniques ont donné au backgammon son nom, c’est en France qu’apparaissent les règles les plus proches du jeu moderne, sous le nom de « toute-table ». Ces règles sont encore bien vivantes de nos jours dans de nombreux pays, avec le tavlou des Arméniens, le tavla des Turcs ou encore le portes des Grecs.

Dans les années 1920 apparaît à New York une nouveauté qui fait émerger le backgammon tel que nous le connaissons aujourd’hui : il s’agit du dé doubleur, ou videau, qui ne se lance pas et permet aux joueurs de doubler l’enjeu en cours de la partie. Le dé doubleur renforce par là le caractère stratégique du backgammon. Tout comme le blackjack, le jeu de table connaîtra un essor important dans les sixties. Seulement, à la différence du « valet noir », cette explosion ne s’est pas déroulée dans les casinos, mais sur les campus universitaires, dans les bars et les country clubs. Le jeu trouve aussi un fervent défenseur en la personne du prince Alexis Obolensky, qui écrit un best-seller sur le backgammon et fonde l’International Backgammon Association, qui publie et standardise les règles. En mars 1964 est organisé le premier tournoi international de backgammon, suivi en 1967 par un championnat du monde.

Par la suite, le développement de l’information et la naissance de l’Internet ne feront qu’augmenter la popularité de ce jeu ancien plein de finesse.

Le Meilleur Casino de l'Année 2017

Royal Vegas a été élu la meilleure destination Canadienne par nos editors, des passionnés des jeux d’argent en ligne, et ceci pour la deuxième année consécutive !

  • Sûr, Dépôts Faciles (dont eCheck) & Retraits Rapides.
  • Accepte les cartes de crédit canadiennes.
  • Sérieux et avec license.

Visiter http://RoyalVegas.com 

Comments are closed.